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Mesure de niveau de condensats sous haute pression : l'expertise VEGA en centrale nucléaire

Dans une centrale chinoise, dotée d'une capacité de 1000 MW, le système de séparation des gaz est un composant clé entre les turbines haute et basse pression. La vapeur de la turbine haute pression contient 14 % d'humidité et doit donc être asséchée avant d'être envoyée dans la turbine basse pression. Puis cette vapeur est à nouveau chauffée. Le condensat est collecté et traité dans des réservoirs équipés d'un écoulement. Ces réservoirs de condensat jouent un rôle important dans le système de séparation des gaz. Dans la cuve des eaux usées, le niveau ne doit pas dépasser une valeur donnée. En effet, si la cuve est trop pleine, il y a un risque que de l'eau pénètre dans le système de séparation des gaz, ce qui augmente l'humidité de la vapeur et risque d'endommager la turbine basse pression. La mesure de niveau installée sur cette cuve assure donc une mission cruciale pour garantir le fonctionnement sûr et efficace du système de séparation des gaz ainsi que des turbines.

Dans cette cuve conique de 2 m de diamètre, les conditions sont extrêmes :

  • température de process à 280 °C
  • pression à 66 bar
  • instrumentation de mesure précédemment utilisée : capteurs radar à ondes guidées d'un autre fabricant
  • trois capteurs par cuve, fonctionnant en combinaison redondante 2/3

La moyenne des trois mesures de niveau a été utilisée par le système pour déterminer le niveau de la cuve. Les trois capteurs étaient installés directement dans la cuve, sans tube bypass.

Le capteur VEGAFLEX 86 réponds parfaitement aux situations de mesures exigeantes dans une centrale nucléaire en Chine.

Dans une centrale chinoise, dotée d'une capacité de 1000 MW, le système de séparation des gaz est un composant clé entre les turbines haute et basse pression. La vapeur de la turbine haute pression contient 14 % d'humidité et doit donc être asséchée avant d'être envoyée dans la turbine basse pression. Puis cette vapeur est à nouveau chauffée. Le condensat est collecté et traité dans des réservoirs équipés d'un écoulement. Ces réservoirs de condensat jouent un rôle important dans le système de séparation des gaz. Dans la cuve des eaux usées, le niveau ne doit pas dépasser une valeur donnée. En effet, si la cuve est trop pleine, il y a un risque que de l'eau pénètre dans le système de séparation des gaz, ce qui augmente l'humidité de la vapeur et risque d'endommager la turbine basse pression. La mesure de niveau installée sur cette cuve assure donc une mission cruciale pour garantir le fonctionnement sûr et efficace du système de séparation des gaz ainsi que des turbines.

Dans cette cuve conique de 2 m de diamètre, les conditions sont extrêmes :

  • température de process à 280 °C
  • pression à 66 bar
  • instrumentation de mesure précédemment utilisée : capteurs radar à ondes guidées d'un autre fabricant
  • trois capteurs par cuve, fonctionnant en combinaison redondante 2/3

La moyenne des trois mesures de niveau a été utilisée par le système pour déterminer le niveau de la cuve. Les trois capteurs étaient installés directement dans la cuve, sans tube bypass.

 

 

Les défis de la mesure de niveau sous forte pression et température élevée

Dans les installations de condensats sous haute pression, la vapeur constitue un véritable défi pour la mesure de niveau. À haute vitesse, même les plus petites gouttes d'eau développent une force énorme capable d'attaquer de nombreux matériaux. La centrale chinoise n'a pas échappé à cette réalité : les entretoises en PEEK se sont révélées friables sous l'effet de la vapeur, finissant par se briser. Des morceaux risquaient alors de pénétrer dans le circuit de vapeur et de compromettre le fonctionnement de la turbine.

❗ Point faible n° 1 : les entretoises

Ces pièces empêchent la sonde tige de toucher le tube coaxial en cas de vibrations ou de chocs mécaniques, évitant ainsi des variations de niveau parasites dans les valeurs mesurées. Problème : les entretoises en PEEK se sont révélées friables sous l'effet de la vapeur et se sont brisées. Des morceaux risquaient alors de pénétrer dans le circuit de vapeur et de compromettre le fonctionnement de la turbine.

❗ Point faible n° 2 : l'étanchéité de l'appareil

La vapeur pénétrait dans le joint d'étanchéité et atteignait le boîtier, endommageant régulièrement l'instrument. Le joint torique ne résistait qu'à 150 °C maximum, et l'isolant en PEEK à 250 °C, alors que la température process atteignait 280 °C. Ce dépassement compromettait la stabilité à long terme du système.

Par ailleurs, La constante diélectrique de la vapeur, supérieure à celle de l'air, ralentit la propagation des micro-ondes. L'appareil indiquait donc un niveau inférieur à la réalité. Au démarrage à froid, l'écart entre les trois capteurs restait sous 20 mm. Mais dès que la pression et la température montaient, les écarts atteignaient 100 mm ou plus. La présence de mousse ou de condensation aggravait encore ces dérives. Pendant des années, on compensait manuellement ces écarts dus aux variations de température, une solution temporaire et peu satisfaisante pour un système aussi critique que le traitement des eaux usées de condensat.


La mesure par capteur delta-P : une alternative pour les condensats

Qu'est-ce que la mesure du niveau DP pour les condensats ?

La mesure de niveau de condensats sous haute pression avec un transmetteur de pression différentielle (delta-P) repose sur la conversion de la différence de pression entre le fond et le sommet d’un réservoir en un signal proportionnel au niveau de liquide. Cette technologie permet une surveillance continue et fiable, même en présence de variations de pression ou de densité du condensat.

La mise en œuvre doit tenir compte de conditions extrêmes : le transmetteur et les lignes capillaires doivent résister à des pressions et températures élevées, avec des matériaux adaptés et des membranes isolantes pour protéger l’instrument. La densité du fluide, susceptible de varier, doit être compensée pour garantir la précision. L’installation des lignes de mesure doit éviter la formation de bulles de vapeur et permettre la purge pour limiter l’encrassement. Les matériaux doivent résister à la corrosion et la conception doit faciliter la maintenance et le calibrage en toute sécurité. Enfin, le positionnement du transmetteur doit minimiser les pertes de charge et les erreurs de mesure. Quand on est expérimenté avec ce principe de mesure c'est donc une alternative possible, mais pas retenue içi par le client.

VEGAFLEX 86 : la solution radar à ondes guidées pour les condensats sous pression

Face aux défaillances répétées, l'exploitant de la centrale a cherché une solution plus fiable et l'a trouvée chez VEGA avec le VEGAFLEX 86, un capteur radar à ondes guidées qui a largement fait ses preuves dans les conditions extrêmes de température et de pression.

Parmi les technologies de mesure disponibles pour les condensats sous haute pression, le radar à ondes guidées s'impose par sa capacité à délivrer un signal stable en fonction du niveau réel, même en présence de vapeur saturée et de variations de température. Le VEGAFLEX 86, un capteur radar à ondes guidées se distingue par sa cellule de mesure céramique, son isolation en céramique et son joint en graphite dans le raccord process, capables de résister à la pénétration de vapeur jusqu'à 400 bar et 450 °C.

Ces matériaux empêchent la vapeur d'atteindre l'électronique de l'appareil, un point critique que les capteurs précédents ne maîtrisaient pas. Les entretoises de la sonde coaxiale sont également en céramique et suffisamment robustes pour résister aux vibrations et aux chocs mécaniques du système de vapeur, sans risque de rupture ni de contamination du circuit.

Un système innovant de compensation de la vapeur garantit une précision accrue. Il utilise une distance de référence qui lui permet de compenser l'écart de mesure causé par les variations de constante diélectrique liées à la vapeur haute pression. Le VEGAFLEX 86 dispose de la plus longue distance de référence du marché, assurant ainsi une mesure stable même lorsque les conditions process varient fortement.

Capteur radar à ondes guidées VEGAFLEX : la solution idéale

Critère Anciens capteurs VEGAFLEX 86
Résistance température Jusqu'à 150 °C (joint torique) Jusqu'à 450 °C et 400 bar
Résistance pression Non spécifiée Jusqu'à 400 bar
Matériau entretoises PEEK (friable à 280 °C) Céramique (stable)
Compensation vapeur Partielle, insuffisante Système innovant avec distance de référence maximale
Écart de mesure Jusqu'à 100 mm Inférieur à 20 mm, stable

Questions fréquentes sur la mesure de niveau de condensats

Quelles sont les méthodes de mesure de niveau pour les condensats ?

Pour mesurer le niveau de condensats, plusieurs technologies éprouvées s'offrent à vous. Le radar à ondes guidées (comme le VEGAFLEX) reste le plus fiable en présence de vapeur et de pression élevée. La mesure hydrostatique (delta-P) convertit la pression en niveau. Les capteurs capacitifs détectent les variations de capacité. Enfin, les ultrasons, les indicateurs magnétiques et les capteurs à lames vibrantes complètent la palette selon vos contraintes.

Quel est le niveau de condensat acceptable dans une cuve ?

Le niveau acceptable dépend directement de votre application et des impératifs de sécurité du process. Dans le cas de la centrale nucléaire présentée, le niveau ne devait jamais dépasser un seuil critique pour éviter l'intrusion d'eau dans le circuit vapeur. En pratique, chaque installation définit ses seuils haut et bas en fonction du risque de débordement, de la capacité de pompage et des conditions opératoires. Un capteur fiable et une surveillance continue permettent de garantir que le niveau reste dans la plage de sécurité.

Comment choisir le bon capteur de niveau pour les condensats ?

Le choix du capteur repose sur quatre critères principaux. D'abord, la température et la pression process : privilégiez des capteurs certifiés pour les conditions extrêmes, comme le VEGAFLEX 86 qui résiste jusqu'à 450 °C et 400 bar. Ensuite, la présence de vapeur : un système de compensation intégré garantit la précision malgré les variations de constante diélectrique. Troisièmement, le type de mesure : continue pour un suivi en temps réel, ou détection de seuil pour piloter des pompes. Enfin, pensez à l'accessibilité et la maintenance: les capteurs avec configuration Bluetooth simplifient la mise en service.

Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée à la mesure de niveau dans un réservoir de condensat.

FAQ

Comment fonctionne un drain de condensats ?

Un drain de condensats est un dispositif placé sur les lignes de vapeur ou en bas des équipements pour évacuer automatiquement l'eau condensée sans laisser s'échapper la vapeur. Son rôle est double : protéger les installations contre les coups de bélier et récupérer l'énergie thermique encore contenue dans les condensats.

Concrètement, un purgeur de vapeur (ou drain) s'ouvre dès que le niveau de condensats atteint un seuil défini, puis se referme pour retenir la vapeur. La précision de mesure du niveau est ici déterminante : une détection trop tardive expose les tuyauteries à des chocs mécaniques violents, tandis qu'une évacuation prématurée entraîne des pertes d'énergie significatives.

Dans une centrale, ces drains sont surveillés en continu pour optimiser le bilan énergétique global du cycle vapeur-condensats.

Quelle est la définition des condensats ?

Dans le cycle thermodynamique d'une centrale nucléaire, la vapeur produite par le générateur de vapeur entraîne la turbine avant d'être refroidie. Les condensats désignent l'eau liquide qui résulte de cette condensation : la vapeur, en perdant son énergie, change d'état et redevient eau.

Cette eau récupérée n'est pas rejetée. Elle est réinjectée dans le circuit secondaire via des pompes et des réchauffeurs, ce qui améliore le rendement global de l'installation. On parle alors de circuit condensats-eau alimentaire.

La qualité et le niveau des condensats dans les bâches ou réservoirs associés doivent être surveillés en permanence : trop bas, les pompes cavitent ; trop haut, le risque d'entraînement d'eau vers la turbine devient réel.

Quelle est la température de retour du condensat ?

La température de retour du condensat varie selon la position du réservoir dans le cycle et le nombre de réchauffeurs traversés. Dans une centrale nucléaire à eau pressurisée, elle se situe généralement entre 40 °C et 200 °C, selon le stade du circuit secondaire considéré.

À la sortie du condenseur, l'eau condensée affiche une température relativement basse, aux environs de 40 °C. Elle remonte progressivement grâce aux réchauffeurs d'eau alimentaire, qui l'amènent jusqu'à des températures bien plus élevées avant réinjection dans le générateur de vapeur.

C'est précisément ces variations de température qui compliquent la mesure de niveau : un capteur doit rester fiable sur toute la plage de température rencontrée, sans dérive ni défaillance mécanique. Le VEGAFLEX 86, certifié jusqu'à 450 °C, couvre l'intégralité de ces conditions sans compromis sur la précision.

 

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